Réponse de Marcellin Cailleau, en date du 27 mai 1918 à la lettre de ses parents envoyée le 23 mai 1918

Le texte ci-dessous reprend l'intégralité du texte en conservant la mise en page, l'orthographe et la syntaxe.

 

Chers parents

 

Aujourd'hui je viens de recevoir

votre lettre qui me fait toujours

plaisir. Mais je me demande pourquoi

Vous vous inquiétez toujours comme sa.

Il ne faut pas s'inquiéter avant

qu'il soit toujours là il n'y a pas

à s'inquiéter, ce qui doit m'arriver

m'arrivera et c'est tout. Il faut se

chasser les mauvaises idées. En ce

moment vous n'avez plus à vous

tourmenter, je suis au repos, bien

tranquille, couché sur l'herbe du matin

au soir. Je suis surement plus heureux

que vous car je crois quand ce

moment le travail ne doit pas manquer.

Bientôt j'irai vous voir pour dix

grands jours je crois que je sera encore

plus heureux.

Vous me dites que vous n'avez pas

reçu les colis, mais j'espère bien que

maintenant ils seront arrivés.

Je ne savais pas que Albert Mastroquet

 été blessé, toujours quelqu'un qui

se font attrappé, il y en a pour tout

le monde, pourtant lui, étatit cuistot

 il était encore moins en danger que

 beaucoup, mais maintenant sa tombe

 partout à l'arrière comme à l'avant.

Quand donc sa finira t'il cette guerre

 là.

Je n'ai pas encore reçu le colis

 de fruit. Je l'aurai peut etre demain

Allons au revoir chers parents.

Je termine en vous embrassant de tout cœur.

Votre fils qui vous aime.

 

Marcellin Cailleau