Lettre de Marcellin Cailleau, en date du 7 octobre 1916 à ses parents.

Le texte ci-dessous reprend l'intégralité du texte en conservant la mise en page, l'orthographe et la syntaxe.

 

Chers parents

Aujourd'hui je prends un petit

moment pour vous envoyer de mes

nouvelles. Je suis toujours en bonne

santé mais j'ai commencé à

entendre siflés les obus pas bien

loin de moi. Je rapproche toujours

des lignes je suis a coté de

 Maurepas. Je suis en terrain que

 nous avons repris aux boches.

Chers parents hier je vous ai dit

que j'avais vu mes deux cousins

Marcel et Alcide. Je vous assure que

 nous étions content de nous trouver

 ici. Nous avons bu un bon coup ensemble.

Je devais retourner voir Marcel le

lendemain soir nous devions manger

 ensemble nous aurions fait un repas

épatant mais justement nous

 avons partir le soir alors le repas

a été manquer. Enfin je suis

 quand même content de l'avoir vu

nous avons pu causer toute une bonne

soirée ensemble. Marcel tellement il était

 content qu'il aurait bien voullu

me faire souller.

Chers parents depuis que je suis

arrivé de permission je n'ai pas

encore reçu de lettres de vous mais

c'est vrai que voilà trois jours

 que les lettres n'arrivent pas.

C'est incroyable ce qu'il y a comme

matériel et bons hommes par ici.

Allons chers parents je termine en

vous embrassant de tout cœur.

Vous direz bonjour cher Gabriel et

mon cher oncle et vous direz que j'ai vu

 Marcel d'ailleurs il doit bien l'avoir

écrit car il a mieux le temps d'écrire que

moi. En ce moment il est a neuf kilomètres derrière moi il n'est pas trop

mal. Il aurait tort de ce plaindre. Allons vivement que l'on soit sortis de cette Somme car il n'y fait guère bon surtout en ce moment qu'il fait très  mauvais temps. Je vous assure que l'on va être propres quand l'on va sortir d'ici.

Au revoir votre fils qui vous embrasse.

 

Marcellin Cailleau