Lettre de Marcelin Cailleau, en date du 27 novembre 1917 à ses parents.

Le texte ci-dessous reprend l'intégralité du texte en conservant la mise en page, l'orthographe et la syntaxe.

 

Chers parents

 

Vous allez trouvés le temps

 long que je n'écrit pas. Mais vous

pouvez croire que ce n'est pas de

 ma faute. Nous venons d'attaquer

et vous pouvez croire que dans

des moments pareils on a pas

 le temps d'écrire. Mais maintenant

 vous pouvez être tranquille nous

sommes arrivés au repos de hier

et j'espère bien que nous allons

y restés quelques temps. Nous avons

 très bien réussis dans notre attaque

alors le général est très content de

nous. Il va nous donner du repos

et beaucoup de permissions et sa

sera bien gagné car je vous assure

que nous en avons vu des dures

 pendant tous ces temps. On ne

 mange pas tous les jours. Vous

pouvez croire que l'on a guère

engraisser. J'ai pu mangé les

asperges avant de partir à l'attaque.

Je me suis très bien régaler moi et

les copains. Elles étaient très bonnes

La m'aurait bien facher si elles avaient

 été perdues. Allons chers parents vous

pouvez être tranquille maintenant. Je

suis au repos je vais me reposer

et bien manger pour rattrapper le

temps perdu. C'était temps de sortir

des tranchées car personne ne pouvez

plus marcher tellement nous étions

fatigués. Maintenant c'est la perme que

 j'attends avec impatience. Mais il faudrait

que sa serai la bonne, ne plus

retourner. Enfin sa finira peut être un jour

quand même. Allons au revoir chers parents.

Je termine en vous embrassant de tout cœur

 encore de bien loin mais dans quelques temps

 j'espère aller le faire de plus près.

Votre fils qui vous aime.

 

Marcelin Cailleau